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  • : Le Pacte Rénovateur rassemble les militantes et militants qui pensent qu’il faut partir des acquis de la campagne présidentielle, de l’exceptionnelle mobilisation populaire suscitée par Ségolène Royal et du vent de rénovation qu’elle a fait souffler sur les propositions et sur la démarche politique des socialistes, pour mener à bien l’effort collectif de rénovation du PS. Ses débats sont ouverts à tous les socialistes qui veulent y participer.
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Derniers Commentaires

Agenda du Pacte rénovateur 11è

mardi 7 octobre - 18h30
AG Fédérale de présentation des motions
Lieu : Maison de la Mutualité, 24 rue t Victor, Paris 5è - Métro Maubert-Mutualité


samedi 18 octobre - 14 
Réunion de section - Préparation du Congrès de Reims
Débat thématique sur les motions
Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, 11è


jeudi 23 octobre 2008 - 20h
Réunion de section - Préparation du Congrès de Reims

3è débat sur les motions

Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, 11è

Nous contacter


Référents Pacte Rénovateur 11è


Christophe HARNOIS
crharnois@yahoo.fr 

  Alexandra TRINH
alextrinh@free.fr 

Congrès de Reims / Motion E



Téléchargez le texte de la motion :
http://www.fiersdetresocialistes.org/files/MotionFiersdetreSocialistes.pdf

Signez la motion ici :
http://formulaire.congresutileetserein.com/motion/


Les premiers signataires

Gérard Collomb, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Jean-Jack Queyranne, Louis Mermaz, Robert Navarro, Dâvid Assouline, Hélène Mandroux, Samia Ghali, Pascal Terrasse, Julien Dray, Yvette Roudy, Eric Andrieux, Alda Péreira-Lemaitre, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, François RebsâmenS, Ségolène Royal.

 

Samedi 9 août 2008


Publié le samedi 9 août 2008

Avant sa rentrée au Zénith, elle parcourt la région pour rencontrer les lecteurs de son livre à Nice, Aix et Marseille

Encore une fois, Ségolène Royal impose son calendrier, bien en amont du congrès du PS, en novembre. Fin juin, elle présentait sa contribution. En ce mois d'août, elle défend son analyse de la société française menée avec le sociologue Alain Touraine dans leur livre Si la gauche veut des idées. Aujourd'hui, elle rencontre ses lecteurs à Aix et Marseille et répond, offensive, à La Provence.

- Ce livre, c'est votre nouveau programme présidentiel ?

Ségolène Royal : N'instrumentalisez pas tout. Je n'ai pas vécu ainsi mon travail d'échange et de réflexion avec Alain Touraine. Mais vous avez partiellement raison sur le fond. Durant la campagne, parce que la communication réduit tout, nous n'avons pas pu creuser certains thèmes majeurs. Par exemple celui des retraites. Mais ce livre-dialogue est loin de tout enjeu de pouvoir.

- Ce dialogue vous a-t-il permis de comprendre certaines lacunes de votre campagne ?

S.R. : Oui, sur les retraites, nous avons commis des erreurs. Le PS n'avait pas de proposition claire. Je me refusais à aller dans le sens de Nicolas Sarkozy qui a promis avec démagogie une réévaluation de 25% des petites retraites et n'est parvenu qu'à créer des nouveaux pauvres chez les retraités. Mais nous avons sans doute perdu des voix parce que nous n'avons pas su développer un vrai programme sur ce thème.

- C'est un des chapitres dérangeants de votre ouvrage…

S.R. : Nous avons travaillé avec des économistes de haut niveau sur ce thème et d'autres. Nous proposons un système inspiré de la Suède. Chaque cotisant aurait un compte sur lequel il accumule des points au cours de sa vie active afin de déterminer le montant de sa pension lorsqu'il choisit de partir en retraite. Avec un système de formation pour s'adapter aux périodes de chômage et aux changements de métiers. Les Français sont prêts aux réformes si l'État les protège au lieu de les malmener.

- Rencontrer vos lecteurs, cela vous permet de sentir ce qu'attend l'opinion ?

S.R. : Je sens que les Français sont déprimés, que l'avenir leur fait peur. Mais ils ont conscience que la mondialisation influe sur leur quotidien. Le pétrole, les crises bancaires, au bout du compte, c'est leur pouvoir d'achat qui est en jeu. Alors, ils ont soif de pédagogie, soif de politiques qui bâtissent un pays où l'économie est au service de l'humain, où on ne met pas les salariés au passif et les machines à l'actif. Je défends une mondialisation positive, créatrice de richesses.

- Élue de terrain, comment jugez-vous la nouvelle carte militaire ?

S.R. : Ce n'est pas seulement parce que je suis fille de militaire mais je pense qu'on s'attaque aux fondamentaux de la société en cassant ce service public. Pourquoi fermer des bases alors que l'on pourrait y développer un service militaire de défense opérationnelle du territoire pour les jeunes "incasables"?

- Vous êtes sévère sur la "guerre amère" au sein du PS.

S.R. : Mon parti ne donne pas une belle image de démocratie mais je ne participe à aucune bataille et aucune opération d'appareil. Les militants trancheront. Je ferai ma rentrée le 27septembre lors d'un "Rassemblement de la Fraternité" au Zénith avec des artistes, des salariés, des politiques, des syndicalistes… Je souhaite des retrouvailles après le dernier meeting de la campagne présidentielle à Charléty.

- Publié dans : Interviews
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Vendredi 8 août 2008

07 août 2008 - 19:14

Par Jean-Louis Bianco

Ce n’était pas un pari absurde que de confier à la Chine l’organisation des Jeux Olympiques. C’est un immense pays, une grande civilisation et une grande puissance. Malgré toutes les résistances, le développement économique, la mondialisation, internet font que l’ouverture de ce pays est inéluctable.

En dépit de quelques timides progrès, elle tarde beaucoup.

Et  les Jeux Olympiques auraient pu être une formidable occasion d’accélérer l’histoire, tout en saluant la fierté chinoise et les accomplissements économiques de la Chine.

L’occasion est  manquée, par inertie et faiblesse du Comité International Olympique et par la lâcheté d’une majorité de dirigeants politiques dans le monde, plus occupés de contrats que de droits de l’Homme.

Les opposants sont bâillonnés, la presse muselée, internet censuré, les pauvres chassés. La répression s’accroît  même à l’approche des Jeux. La Chine dispose de plusieurs dizaines de milliers de cyberpoliciers.

Elle a inventé une nouvelle catégorie de délinquants : les cyberdissidents. Selon Amnesty International, 500.000 personnes seraient détenues sans inculpation ni procès.

L’air à Pékin est tellement pollué que des athlètes ont renoncé à certaines épreuves. D’autres viennent d’annoncer qu’ils porteraient un masque anti-pollution pendant toute la durée des Jeux.

Quant à mon cher Tibet, dont la survie culturelle est menacée, vous avez remarqué : on n’en parle plus

Bon voyage à la cérémonie d’ouverture, Monsieur le président !

"Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda ni de dicter mes rendez-vous" avait dit Nicolas Sarkozy.Pourtant il ne recevra pas le Dalaï Lama alors que celui-ci séjourne en France pendant près de deux semaines;

"Les droits de l’homme ne sont pas un détail" avait dit Nicolas Sarkozy.Pourtant il n’en dit pas un mot,il n’y fait même pas allusion dans son interview à l’agence Chine nouvelle.C’est grotesque de prétendre qu’il va,entre deux portes,pouvoir plaider la cause des dissidents.

La France ne s’honore pas de cette attitude.

Une fois les Jeux terminés je crains qu’un rideau de fer ne tombe sur le Tibet.

Jean-Louis Bianco

- Publié dans : Opinions
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Vendredi 8 août 2008
A l’UMP


Ce n’est pas lui qui l’a créée, mais l’UMP est devenue son parti, sa machine de guerre électorale. Nicolas Sarkozy fait main basse en 2004 sur la formation fondée en 2002 par le tandem Chirac-Juppé. Il sait qu’une élection présidentielle ne peut se gagner sans le soutien d’un parti. Il profite donc des ennuis judiciaires du second et de la carrière finissante du premier pour en prendre les rênes.

Jacques Chirac tente de l’en empêcher en le sommant de démissionner de son poste de ministre de l’Economie s’il veut accéder à la tête du parti. Les règles de non-cumul sont fluctuantes. Mais l’enjeu n’est plus Beauvau, c’est désormais l’Elysée. Nicolas Sarkozy se plie donc à l’injonction présidentielle. Rira bien qui triomphera le dernier.

Trois années de règne sans partage suivront. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et vice-président du parti, s’effacera pour se ranger derrière lui. Rachid Kaci essayera de faire parler de lui en se présentant à la tête du mouvement, mais Nicolas Sarkozy l’annexera jusqu’à le nommer ensuite conseiller technique de l’Elysée. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan fera de même, mais sera lui contraint de quitter l’UMP pour exister. La très conservatrice Christine Boutin tentera également sa chance, mais finira par être nommée ministre dès la formation du premier gouvernement Sarkozy.

Même Michèle Alliot-Marie donnera à son tour l’illusion d’un ersatz d’opposition interne, juste avant la présidentielle. Elle mènera des débats publics face à Nicolas Sarkozy, mais se retirera pour lui apporter son soutien officiel en janvier 2007 et entrer dans le même gouvernement six mois plus tard.

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy élu doit songer à sa succession. Pas question toutefois que son influence ne s’amenuise au sein de l’UMP. Selon la méthode éprouvée du « diviser pour mieux régner », le poste de président du parti est supprimé pour une direction partagée. A Jean-Pierre Raffarin, la vice-présidence. Et, surtout, à Patrick Devedjian, la tête de l’organe exécutif, le secrétariat général du parti.

Une recomposition loin de montrer son efficacité aux municipales et cantonales. Mais que personne ne tente une quelconque émancipation. Raffarin se doit d’éviter de contrarier le chef de l’Etat s’il veut prendre cet automne la présidence du Sénat. Devedjian s’est lui vu attribuer trois adjoints proches du Président sur lesquels il n’a aucune autorité: Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Christian Estrosi.

Moins connu: le conseiller politique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Jérôme Peyrat, est aussi devenu directeur général de l’UMP. L’unité du parti n’est pas à l’ordre du jour. Il n’est pas nécessaire de le remettre en ordre de marche avant 2010.

Au ministère de l’Intérieur


Passé par les stratégiques ministères du Budget (où l’on a accès aux déclarations fiscales de tous les Français), de la Communication (où l’on rencontre le gratin de la sphère médiatique), ainsi que de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (où l’on côtoie grands patrons et décideurs économiques), c’est au ministère de l’Intérieur que Nicolas Sarkozy a véritablement imprimé sa marque. Quatre années (2002 à 2004 et 2005 à 2007) qui ont laissé des traces.

Des traces en forme de nominations de proches aux postes-clés de l’appareil sécuritaire. Et des traces particulièrement utiles quand les chiraquiens se sont ensuite emparés du maroquin. Dominique de Villepin d’abord, entre 2004 et 2005, qui a rapidement vérifié qu’il était entouré de sarkozystes, qui ont considérablement limité la portée de sa courte action.

Le volet politique de l’affaire Clearstream a tout de même, un temps, déstabilisé Nicolas Sarkozy. La Place Beauvau n’était pas suffisamment cadenassée, il fallait donc y revenir. Claude Guéant, à l’époque directeur de cabinet du ministre Sarkozy, ne s’en est pas caché: ce retour, c’était « pour se mettre à l’abri des coups tordus ». Un travail achevé avec succès.

MAM, chiraquienne actuellement installée à Beauvau, n’inquiète nullement le nouveau chef de l’Etat. Michèle Alliot-Marie est très bien entourée, exclusivement d’hommes qui lui sont réputés proches de Nicolas Sarkozy. Son ami d’enfance Frédéric Péchenard a été nommé directeur général de la police. Il a remplacé un autre sarkozyste, Michel Gaudin, qui est devenu préfet de police de Paris. Enfin, Bernard Squarcini, l’homme qui a permis à Nicolas Sarkozy de s’attribuer les lauriers de l’arrestation d’Yvan Colonna, a pris la tête de la DCRI, nouvelle entité qui rassemble DST et RG.

Une ministre et des hommes qui tentent de gérer tant bien que mal l’après-Sarkozy. Pas évident après des années de folie des grandeurs… qui n’ont rien réglé. La grogne couplée police-gendarmerie a repris de plus belle sitôt le candidat Sarkozy entré en campagne. Une grogne persistante qui a notamment obligé le nouveau chef de l’Etat à reporter la grand messe de la sécurité prévue le 15 novembre dernier à la Défense.

C’est maintenant au tour des potentiels prétendants à l’Elysée de connaître le même sort. François Fillon occupe un poste de Premier ministre qui n’en a que le nom. Xavier Bertrand est atteint du syndrome des excellents techniciens trop froids pour être populaires. Jean-François Copé a lui carrément disparu de l’organigramme gouvernemental pour se faire flinguer à la moindre initiative, comme dernièrement à la tête de le Commission pour la nouvelle télévision publique. Quant à Dominique de Villepin, il est toujours empêtré dans les filets judiciaires de l’affaire Clearstream. C’est bien parti pour 2012.

 

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Jeudi 7 août 2008


A Neuilly, dans les Hauts-de-Seine, à l’UMP, à l’Intérieur… La succession de Sarkozy est chaque fois un désastre.

Partout où Nicolas Sarkozy passe, ses successeurs trépassent. A vouloir tout diriger tout seul, à vouloir être présent sur tous les fronts, à vouloir placer ses pions à tous les postes stratégiques, l’actuel président de la République a cadenassé chacun des postes qu’il a occupés. Au point d’annihiler toute concurrence, quitte à rendre impossible toute succession viable.

Certes, il s’agit généralement de l’apanage des grands hommes d’Etat, mais ses prédécesseurs ne se sont toutefois pas révélés aussi « efficaces ». Jacques Chirac a flingué Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand a éliminé Michel Rocard, mais ils ont toujours eu à affronter une concurrence coriace au sein de leur propre camp. Tandis qu’autour de Nicolas Sarkozy, la vie politique française ressemble à un champ de ruines.

Après Nicolas Sarkozy, le chaos, que ce soit à la mairie de Neuilly, au Conseil général des Hauts-de-Seine, à l’UMP ou au ministère de l’Intérieur. Une manière de procéder qui a fait ses preuves et qu’il tente de reproduire à l’Elysée.

A la mairie de Neuilly


« Tempête au royaume de Sarkozy », « Psychodrame à Neuilly », les hyperboles étaient de sortie au mois de février pour décrire la déroute de l’UMP dans le fief que Nicolas Sarkozy a dirigé dix-neuf années durant. Arrachée en 1983 au nez et à la barbe de Charles Pasqua, la mairie de Neuilly-sur-Seine a été le laboratoire et l’ascenseur politique du jeune Nicolas.

L’histoire de sa première élection mérite d’être contée, elle sera le symbole de son parcours politique. Achille Peretti, maire historique de la ville huppée des Hauts-de-Seine, décède. Charles Pasqua apparaît comme son successeur naturel. Mais, momentanément hospitalisé, ce dernier charge Nicolas Sarkozy de le représenter durant la brève campagne.

Il accepte et démarche un à un tous les futurs conseillers municipaux… en son nom propre. Charles Pasqua, qui ne se doute de rien, l’apprend à sa sortie de l’hôpital. Trop tard. Nicolas Sarkozy souffle le siège de premier édile à celui qui a été son mentor et le témoin de son mariage avec sa première femme, Marie-Dominique Culioli.

Un tueur politique est né. Il régnera sans partage jusqu’à son retrait aux élections municipales de 2002. Sans partage, donc sans adversaire. Déjà. Un maire, que chacun qualifie « de transition », est désigné en 2002: Louis-Charles Bary. Trop méconnu et trop âgé pour faire de l’ombre au nouveau ministre de l’Intérieur ou pour ne pas inscrire sa politique dans la continuité. La rupture, ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Arrivent les élections municipales de 2008. Un leader doit s’imposer, mais lequel? Les élus neuilléens ont bien quelques noms en tête mais rien de très ronflant. Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, leaders de l’UMP local, en tête. Mais Nicolas Sarkozy trouve la solution à l’Elysée, parmi les proches de sa seconde femme, Cécilia Sarkozy: ce sera le porte-parole du Palais, David Martinon.

Hué dès les premières réunions publiques, le parachuté Martinon n’arrivera jamais à se faire accepter de cette sphère politique fermée. Une sphère qui fait émerger Arnaud Teullé, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy, fils de papa, pour faire couler l’étoile filante de l’Elysée, en s’appuyant sur un sondage contesté le donnant perdant face au candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin.

La crise est ouverte et l’avance de Jean-Christophe Fromantin se creuse. Quasi inconnu jusque-là, mais Neuilléen pur souche, le jeune industriel quadragénaire se retrouve en position de force. Nicolas Sarkozy n’a plus le temps de se choisir un dauphin, même parmi les tombeurs de David Martinon, et se retrouve contraint d’adouber Jean-Christophe Fromantin.

Le candidat divers droite se paye le luxe de choisir ses colistiers et d’être élu avec le soutien de l’UMP sans avoir besoin d’adhérer au parti. Il a réussi un pari qui paraissait totalement impossible quelques mois plus tôt. Pas sûr, toutefois, qu’il dispose de l’influence nécessaire pour parvenir à conserver la ville plus d’un mandat. La course à la difficile succession de Nicolas Sarkozy à Neuilly est toujours ouverte.

Au Conseil général des Hauts-de-Seine


Fait inédit: un président de la République est également conseiller général. La situation a duré un mois après son élection à l’Elysée. La raison, là encore: régler à la va-vite une succession qui n’avait pas été préparée. Président du Conseil général des Hauts-de-Seine depuis 2004, Nicolas Sarkozy a alors fait usage de ses outils de fin stratège politique.

Ulcéré de ne pas faire partie du casting gouvernemental, l’ex-ministre Patrick Devedjian exige un second lot de consolation après le secrétariat général de l’UMP: la tête dudit Conseil général. Mais, problème: si Nicolas Sarkozy démissionne de son poste, l’élection partielle d’un nouveau conseiller général devra être organisée et repoussera la désignation d’un nouveau président de plusieurs mois.

Qu’à cela ne tienne, le récent chef de l’Etat quitte son poste de président du Conseil général, mais demeure conseiller. Aucun siège n’est vacant et il est alors possible de procéder à l’élection d’un nouveau président de la collectivité locale. C’est chose faite le 1er juin 2007: Patrick Devedjian est élu. Nicolas Sarkozy peut enfin abandonner son mandat de conseiller général.

Si Patrick Devedjian était pressé, c’est parce qu’il savait qu’il était plus facile de se faire élire immédiatement après l’appui officiel de Nicolas Sarkozy, plutôt que de laisser passer quelques mois et de voir éclore une opposition à sa candidature. Car opposition il y a: elle est menée par la très influente épouse Balkany, Isabelle, qui se serait bien vu à sa place, étant comme lui déjà conseiller général, en plus d’être une proche de Nicolas Sarkozy.

L’homme lige de Nicolas Sarkozy ne va cependant pas tarder à voir son pouvoir contesté. Mais il était loin de se douter que son adversaire allait être le propre fils du chef de l’Etat. Après l’épisode des municipales, Jean Sarkozy se rabat en effet sur l’élection cantonale de Neuilly-Sud, qu’il remporte haut la main au mois de mars. Son marche-pied à lui sera le Conseil général.

Isabelle Balkany y voit le moyen d’affaiblir Patrick Devedjian et met ses réseaux au service de Jean Sarkozy. Première bataille, première victoire: alors que Patrick Devedjian soutenait le centriste Hervé Marseille pour la tête du groupe UMP-Nouveau Centre du Conseil général, Jean Sarkozy lui annonce par simple lettre, quatre jours avant le vote, qu’il se présente aussi. Hervé Marseille est contraint de se retirer pour ne pas être défait et Patrick Devedjian d’apporter son soutien à Jean Sarkozy. Encore un successeur de Nicolas Sarkozy en position bien délicate.

 

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Lundi 4 août 2008

INTERVIEW DE SEGOLENE ROYAL DANS LE JDD - 4 AOÜT 2008

« Quand j’ai entendu Lilian Thuram annoncer la fin de sa carrière, j’ai pensé affectueusement à lui. Ce ne doit pas être facile à vivre.
C’est un champion de très haut niveau  qui a apporté à la France énormément de satisfactions sur tous les terrains du monde depuis plus de dix ans. Je me souviens évidemment de ses deux buts contre la Croatie en 1998, et ses doigts sur la bouche. J’étais au Stade de France, un grand moment de bonheur collectif.

C’est aussi un sage qui a toujours tenu à mettre en avant un certain nombre de valeurs humaines. Un homme solide et courageux qui n’a pas hésité à s’élever contre les propos scandaleux de Nicolas Sarkozy, son « Kärcher » et autres « racailles » qui ont fait tant de mal aux habitants des quartiers. Il est intervenu avec ses tripes et sa propre histoire.

Ses prises de position contre le racisme et la violence ont fait beaucoup de bien. On se souvient qu’il s’est insurgé, à juste titre, contre le discours méprisant sur l’Afrique que Sarkozy avait prononcé à Dakar l’an dernier.
C’était courageux quand on connaît les pressions que subissent les personnalités qui s’engagent contre le pouvoir en place. On lui a fait payer, à lui et à son entourage. Son potentiel intellectuel et moral en fait une personnalité qui va continuer à apporter beaucoup à la France.
Dense et entier, Lilian est un homme qui a, en plus, énormément d’humour.

La dernière fois que je l’ai vu, c’était à Fort-de-France pour l’enterrement d’Aimé Césaire, qui a beaucoup compté pour lui. Il se tenait en retrait, discret, pas du tout une vedette. Sans aucun doute, une autre grande carrière l’attend maintenant. Et même si je crois que son objectif n’est pas d’être enrôlé sous quelque bannière que ce soit, c’est un homme qui continuera à se battre pour ses idées. Je l’avais rencontré pendant la campagne présidentielle. Il me soutenait sur des valeurs plutôt que sur une liste. Je vais l’inviter en tant que grand témoin au Rassemblement de la fraternité que j’organise au Zénith à Paris le 27 septembre. »

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Dimanche 3 août 2008

Nicolas Sarkozy vient de commander un rapport sur « les médias face au numérique ». Toujours les mêmes recettes : assouplir, favoriser les concentrations, créer des grands groupes. Le tout enrobé de quelques poncifs sur le pluralisme.

Dans un premier temps, il y a eu la télé. Nul besoin d'en faire des tonnes : Sarkozy a juste annoncé la suppression de la publicité sur les chaines publiques et nommé une commission fantôme dirigée par Jean-François Copé. Résultat : une manne inattendue pour TF1 et M6.

Des grands groupes multimédias
Acte 2 : le 12 juin, Sarkozy annonce la tenue à la rentrée des états généraux de la presse, dont on sait pour le moment peu de choses sinon qu'ils viseront à mettre en application un scénario très sarkozyen de la restructuration du paysage médiatique français. C'est à dire le développement de grands groupes multimédias : « Il est absurde que le groupe Lagardère n'ait pas de télévision et que Bouygues n'ait pas de groupe de presse écrite. Quant au groupe de télévision Canal +, il n'est présent qu'en France », confiait le président au Monde dans son édition du 17 juillet.

Lagardère déjà multimédia
Comme le rappelait le syndicat SNJ-CGT dans un communiqué, « cette affirmation est fausse et choquante : le groupe Lagardère possède quand même quelques chaînes de télévision de la TNT ; il est aussi l'un des principaux producteurs audiovisuels. Il est également le premier groupe mondial de presse magazine. Il est l'actionnaire majoritaire des NMPP et le propriétaire des Relay. Il a racheté des sites Internet et a engagé sa mutation vers le multimédia. En revanche, il n'a pas de grande chaîne hertzienne ». Et le syndicat d'ajouter qu'en revanche le président ne semble guère intéressé par l'idée de « rétablir une offre pluraliste là où les quotidiens régionaux sont en situation de monopole, ni d'aider les quotidiens nationaux en difficulté, mais bien de réviser les seuils actuels de concentration ».


Les patrons de presse à l'écoute
Peu sensibles au discours médisant de ceux qui prétendent que Sarkozy entend façonner les médias à sa main, les patrons de presse ont plutôt réagi favorablement à ces annonces. Les rares critiques sont discrètes et plutôt faiblardes. Ainsi Laurent Joffrin relève-t-il que « le président évoque essentiellement les grands groupes de communication et par ailleurs l'inclusion dans un groupe n'est pas toujours une garantie d'indépendance. Il y a là une petite contradiction à lever ». Le directeur du journal La Croix, Bruno Frappat, s'inquiète lui aussi de cette inclination naturelle du président pour les « grands groupes multimédias » - étrange, en effet - bien qu'il estime que « ces états généraux s'annonce passionnants ».
Qu'en termes galants toutes ces choses sont dîtes.

Le pluralisme.com
Enfin, Sarkozy ne pouvait pas ne pas s'attaquer au numérique. Un secteur où il s'estime d'ailleurs très maltraité. Mememotif-memepunition.com serait-on tenté de dire. Ainsi, le président de la République a commandé à la Secrétaire nationale de l'UMP, Danièle Giazzi, un rapport sur « les médias face au numérique ». Remis à la rentrée, il devrait préconiser des mesures pour aider les médias dans ce nouveau contexte.

Des mesures d'assouplissement sur la concentration
Danièle Giazzi a dévoilé, hier, ses axes de travail. Les mesures qui seront proposées à Nicolas Sarkozy auront des objectifs prioritaires: « maintenir et favoriser le pluralisme de l'information », « préserver les conditions d'une offre des contenus éditoriaux de qualité », « assurer la rentabilité et la compétitivité ». Des généralités sympathiques et incontestables. C'est lorsqu'on aborde la question du « comment ? » que tout se corse : mettre en place « des mesures d'assouplissement de la réglementation sur la concentration » et « faire sauter les verrous qui contraignent aujourd'hui les grands groupes français alors que leurs concurrents se développent dans des contextes réglementaires plus propices » !

Bouygues, Lagardère, Bolloré bien servis
En somme, du Sarkozy dans le texte, déclinable à l'infini. Des propos sans surprise, si doux aux oreilles des Bouygues, Lagardère, Bolloré et autres industriels qui se sont diversifiés dans le secteur des médias et que l'on sait si soucieux de favoriser le pluralisme de l'information...


Vendredi 01 Août 2008 - 16:00
Régis Soubrouillard - Marianne2.fr
- Publié dans : Nicolas Sarkozy
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Dimanche 3 août 2008

le Figaro - N. B.
01/08/2008

Pour les ténors du PS, l'heure est au décompte de leurs soutiens, dans les fédérations et à l'Assemblée.

Éparpillé, fragmenté, balkanisé… Les expressions varient mais disent la même chose : il n'existe plus de majorité au PS. Trois semaines après le dépôt des contributions pour le congrès de Reims, aucun responsable, aujourd'hui, n'est en mesure d'entraîner seul le parti derrière lui, si l'on se fonde sur le petit jeu du nombre de soutiens.Vingt et une contributions, pas autant de divisions quand même. En septembre, moins de motions devraient être déposées pour être soumises au vote des militants fin octobre. Trois, quatre, cinq, six… Lors du congrès de Rennes, en 1990, l'explosion de la majorité «mitterrandienne» avait contraint les militants à choisir entre sept textes.

La détermination des uns et des autres, tout particulièrement des présidentiables, est mise à rude épreuve. Jean-Christophe Cambadélis, partisan et artisan de l'alliance Aubry-Moscovici, est persuadé que Ségolène Royal et Bertrand Delanoë iront au bout de leur démarche et présenteront chacun une motion. Candidat au poste de premier secrétaire, Julien Dray pense que l'ancienne candidate renoncera in fine. Mais elle a d'ores et déjà lancé les invitations pour un grand «rassemblement de la fraternité» le 27 septembre au Zénith de Paris.

La gauche du parti devrait aussi se compter. Quant aux autres, tout dépend du complexe jeu d'alliance en route aujourd'hui : Martine Aubry et Pierre Moscovici pourraient présenter un texte commun. Mais que fera François Hollande ?

Si la désignation de Ségolène Royal comme candidate du parti pour la présidentielle de 2007 a montré que les militants savaient s'affranchir du point de vue des responsables locaux, le poids des cadres intermédiaires demeure déterminant lors d'une bataille de congrès. «Un vote de congrès, ce n'est pas la même chose qu'un vote de désignation à la présidentielle», pense un membre de la direction. Au 31 mars, le PS comptait officiellement 161 404 militants à jour de cotisation. Beaucoup moins qu'au moment de la primaire interne, en novembre 2006.

À défaut, certains préfèrent ne pas prendre position

À l'époque, Ségolène Royal avait emporté le soutien de 60 % du parti. Aujourd'hui sur les 102 patrons de fédérations du PS, 23 ont choisi de signer le texte de l'ancienne candidate. Bertrand Delanoë est quant à lui soutenu par 7 premiers fédéraux. Mais alors que Royal est appuyée par de petites fédérations, Delanoë peut compter sur Paris, l'une des plus importantes. Les deux autres «grosses fédérations», le Nord et le Pas-de-Calais, ont pris parti pour la maire de Lille, Martine Aubry. C'est beaucoup mais à peu près tout pour elle (le premier fédéral des Hauts-de-Seine a aussi signé son texte).

La contribution du premier secrétaire, François Hollande, bénéficie du soutien de 14 patrons de fédérations, celle de Laurent Fabius 12, celle de Pierre Moscovici 10, et celle de Benoît Hamon, à la gauche du parti, 4. Une dizaine de premiers fédéraux se répartissent sur les autres contributions (le texte des grands élus, des départements de l'Ouest, du pôle écologiste…). En septembre, ils devront choisir un autre camp.

Quelques responsables fédéraux, prudemment, n'ont pas pris position. Dans la Région Languedoc-Roussillon, c'est même la consigne. Robert Navarro, le patron de l'Hérault, importante fédération au fonctionnement souvent critiqué par les courants minoritaires, n'a pas souhaité s'engager. Jusqu'à présent, il s'est montré proche de François Hollande et de Ségolène Royal.

Souci de liberté aussi de la part de Jean-Jacques Urvoas. Le député et patron de la fédération du Finistère n'a pas signé de texte pour «la première fois depuis vingt ans», raconte-t-il sur son blog. «Signer serait s'affilier et je veux, à ce stade, rester libre», ajoute-t-il en notant cependant «un faible pour la démarche de Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg».

À l'Assemblée nationale, les rapports de force sont inversés. Les députés partisans de Laurent Fabius sont les plus nombreux : 36. Les contributions de Bertrand Delanoë et Pierre Moscovici rassemblent chacune 24 députés, Martine Aubry une vingtaine, Ségolène Royal 18 et François Hollande 14.

Parmi les présidents de Région, cinq soutiennent Laurent Fabius et trois Ségolène Royal. Trois autres ont choisi la contribution des «grands élus» conduite par le maire de Lyon, Gérard Collomb, deux se sont rangés derrière Pierre Moscovici. Logiquement le Nord-Pas-de-Calais soutient Martine Aubry et le Limousin François Hollande. Aucun ne soutient le maire de Paris.

En septembre, lors du dépôt des motions, les cartes du PS seront rebattues. Il faudra alors reprendre les comptes.

- Publié dans : Parti socialiste
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Mercredi 30 juillet 2008
 


Très chères amies et amis


Merci à toutes celles et tous ceux qui sont venus à la Maison de la Chimie le 28 juin dernier, à vous qui avez été si nombreux pour regarder les vidéos de notre belle matinée de témoignages et de projet politique et à celles et ceux qui nous ont apporté leur soutien en signant notre contribution.

Sans avoir le parti, nous avons la plus belle réunion publique de l’année qui vient de s’écouler, en-dehors des échéances électorales.

Nous allons continuer à nous mobiliser avec joie et force.

Dès maintenant, retenez cette date :


Samedi 27 septembre
de 18 à 22 heures
au Zénith de Paris

Nous nous retrouverons pour  un

 Rassemblement de la Fraternité

 

Des artistes mais, des grands témoins, des citoyens victimes de la politique de la droite, des petits films, de l’humour, de la gravité mais aussi des raisons d’espérer et d’avancer… Nous allons vivre un moment collectif chaleureux et réconfortant.

Un groupe d’organisation s’est mis en place. Si vous avez des idées de témoignages vibrants dans vos régions ou toute autre proposition, envoyez-les à l’adresse suivante : organisation.fraternite@gmail.com

Je voulais également vous dire que je serai présente à l’ouverture de l’Université d’été du Parti socialiste à La Rochelle, le vendredi 29 août 2008, pour le mot d’accueil à 14 heures 30.

Le même jour, à partir de 18h45, j’invite toutes celles et ceux qui seront présents à partager le pineau et le chabichou, dans la salle de l’Oratoire.

Encore merci pour tout, pour votre fidélité, vos idées.
Avec mes sentiments les plus chaleureux,

Ségolène Royal

 

- Publié dans : Communiqués de presse
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Mercredi 30 juillet 2008

L’éditorialiste Bertrand Le Gendre souligne l’avancée que représente « L’amendement Assouline sur l’indépendance des médias ». Le Monde, le 26 juillet 2008

La Constitution garantit désormais “l’indépendance des médias”. Cet ajout à la Loi fondamentale est passé pratiquement inaperçu dans le brouhaha de la révision constitutionnelle. Injustement, car c’est l’un des “bonus” du texte que les parlementaires ont approuvé le 21 juillet.

Les spécialistes divergent sur la portée de cet ajout. Mais sa signification symbolique saute aux yeux. En 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il s’est trouvé 539 parlementaires pour juger nécessaire de graver dans le marbre de la Constitution une évidence : la presse est indépendante dans une démocratie. 539 élus auxquels il faut ajouter tous ceux qui, à gauche, n’ont pas voté le projet de révision mais se réjouissent in petto que cette mesure y figure. Les sénateurs socialistes en particulier.

C’est sur l’initiative de l’un d’eux, David Assouline (Paris), qu’a été adopté un amendement précisant, à l’article 34 de la Constitution, que “la loi fixe les règles concernant (…) la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias”. C’était le vendredi 20 juin, en première lecture, après dîner, dans un hémicycle clairsemé. Le vote a eu lieu à main levée, après acquiescement explicite du rapporteur UMP du projet, Jean-Jacques Hyest (Seine-et-Marne).

Seule a pris la parole pour s’y opposer la garde des sceaux, Rachida Dati, prétextant que les principes énoncés par cet amendement étaient “déjà garantis au niveau constitutionnel”. Une demi-vérité qui n’a convaincu ni les sénateurs ni les députés, lesquels ont avalisé à leur tour l’amendement en seconde lecture.

La jurisprudence du Conseil constitutionnel garantit depuis les années 1980 le pluralisme des médias. Sur ce point Rachida Dati a raison. Ce qui est nouveau, c’est d’avoir donné force constitutionnelle à leur “indépendance”. Indépendance par rapport à quoi ? Par rapport à qui ? Aux puissances de l’argent ? Au pouvoir politique ? L’amendement Assouline ouvre des perspectives innombrables aux défenseurs de la liberté d’expression.

Pour l’heure les interprétations divergent sur la portée réelle du nouvel article 34, version du 21 juillet 2008. Et sur les conséquences que le législateur va devoir tirer de l’affirmation selon laquelle “l’indépendance” des médias est une valeur fondamentale de la République.

Membre du comité Balladur sur la modernisation des institutions et professeur de droit constitutionnel, Guy Carcassonne estime que la nomination par l’Etat du président de France Télévisions - un projet cher à Nicolas Sarkozy - est compromise. Actuellement, le choix relève d’un collège de neuf personnes, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Une procédure qui garantit, juridiquement au moins, l’impartialité de ce choix.

Ancien président du Conseil constitutionnel, Robert Badinter, sénateur (PS) des Hauts-de-Seine, est moins affirmatif. Par expérience, il sait les limites que cette institution ne doit pas franchir sous peine d’instituer un gouvernement des juges. Il doute que le Conseil constitutionnel censure le nouveau mode de désignation du président de France Télévisions. Car, comme l’a annoncé Nicolas Sarkozy, la nomination de celui-ci par l’Etat sera assortie de deux précautions : la consultation du CSA et l’accord de la commission compétente au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Il reviendra au Conseil constitutionnel de trancher ce débat et, plus généralement, de dire ce que recouvre la notion un peu vague d’”indépendance” des médias. Au moins celle-ci figure-t-elle aujourd’hui au fronton de la Ve République.

Bertrand Le Gendre, éditorialiste du Monde

voir la vidéo de l'intervention de David Assouline au Sénat :
http://pacterenovateurparis11.over-blog.com/article-21329670.html

- Publié dans : Réformes
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Mercredi 30 juillet 2008

PARIS (AFP) — Le Parti socialiste français a fustigé mercredi les "indemnités de départ indécentes" des dirigeants d'Alcatel-Lucent après "leur bilan désastreux" à la tête de l'équipementier franco-américain en télécoms.

"Alors qu'Alcatel-Lucent accuse de lourdes pertes depuis deux ans, on apprend la démission de ses deux dirigeants, assortie d'indemnités de départ indécentes", écrit dans un communiqué Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande.

"Cette démission solde une fusion ratée, fruit d'un projet industriel mal appréhendé, dont le bilan se traduit par la multiplication de restructurations engendrant des milliers de suppressions d'emploi", poursuit-il.

"Dans ce contexte, alors que dans le même temps, les salariés subissent des pressions sur les salaires, la dégradation de leurs conditions de travail et la précarité, il est choquant que des dirigeants, au vu de leur bilan désastreux, puissent bénéficier de primes se chiffrant en millions d'euros", conclut-il.

Alcatel-Lucent a annoncé mardi la démission de sa directrice générale Patricia Russo et du président du conseil d'administration Serge Tchuruk.

Mme Russo touchera "un maximum de 6 millions d'euros" d'indemnités de départ, soit "deux années de salaires", et M. Tchuruk "ne touche pas de salaire, mais seulement des jetons de présence d'un montant de 100.000 euros par an", selon une porte-parole du groupe.

- Publié dans : Presse
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Se souvenir des belles choses

 Concert de la Fraternité
Samedi 27 septembre 2008 - 18h au Zénith de Paris

 

Qu'est-ce que le Concert pour la Fraternité?

« Pourquoi le Zénith le 27 septembre ? Il s'agit d'abord d'un engagement que j'avais pris après la campagne présidentielle pour remercier les électeurs et les artistes de leur mobilisation exceptionnelle. C'est une façon d'exprimer ma reconnaissance et de faire vivre l’esprit joyeux et populaire que fut le 1er mai 2007 de Charléty. Les élections législatives et municipales qui ont suivi n’ont pas permis d’organiser cet évènement plus tôt.

Pourquoi le 27 Septembre ? J'entends déjà les critiques et les commentaires simplistes. Sachez, chers amis, qu'à l'origine, je souhaitais que ce rassemblement ait lieu le 21 juin, le soir de la Fête de la musique. Il était hélas impossible de le faire ce jour là. Nous avons donc retenu la première date disponible du Zénith.

Avec Désirs d’avenir, nous avons toujours pensé que la dureté de la politique n’est pas une fatalité et que les moments de rencontres joyeuses et musicales sont indispensables, là où se mêlent l’aspect festif et la réflexion politique ou sociale, la joie et le sérieux.  Dans une France où la plupart des catégories sociales prennent chaque jour un nouveau coup sur la tête, les militants, les sympathisants et les citoyens veulent partager des moments où ils se retrouvent ensemble. Unis. »

Ségolène Royal


La Fraternité à son Zénith - Clip vidéo
La Fraternité à son Zénith - avant 1ère

Medley Rue 89
Concert de la Fraternité - extraits

DIscours de Ségolène Royal

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Si la gauche veut des idées



 
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