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  • : Le Pacte Rénovateur rassemble les militantes et militants qui pensent qu’il faut partir des acquis de la campagne présidentielle, de l’exceptionnelle mobilisation populaire suscitée par Ségolène Royal et du vent de rénovation qu’elle a fait souffler sur les propositions et sur la démarche politique des socialistes, pour mener à bien l’effort collectif de rénovation du PS. Ses débats sont ouverts à tous les socialistes qui veulent y participer.
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Derniers Commentaires

Agenda du Pacte rénovateur 11è

mardi 7 octobre - 18h30
AG Fédérale de présentation des motions
Lieu : Maison de la Mutualité, 24 rue t Victor, Paris 5è - Métro Maubert-Mutualité


samedi 18 octobre - 14 
Réunion de section - Préparation du Congrès de Reims
Débat thématique sur les motions
Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, 11è


jeudi 23 octobre 2008 - 20h
Réunion de section - Préparation du Congrès de Reims

3è débat sur les motions

Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, 11è

Nous contacter


Référents Pacte Rénovateur 11è


Christophe HARNOIS
crharnois@yahoo.fr 

  Alexandra TRINH
alextrinh@free.fr 

Congrès de Reims / Motion E



Téléchargez le texte de la motion :
http://www.fiersdetresocialistes.org/files/MotionFiersdetreSocialistes.pdf

Signez la motion ici :
http://formulaire.congresutileetserein.com/motion/


Les premiers signataires

Gérard Collomb, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Jean-Jack Queyranne, Louis Mermaz, Robert Navarro, Dâvid Assouline, Hélène Mandroux, Samia Ghali, Pascal Terrasse, Julien Dray, Yvette Roudy, Eric Andrieux, Alda Péreira-Lemaitre, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, François RebsâmenS, Ségolène Royal.

 

Mercredi 30 juillet 2008


Avant les vacances, les «grandes manœuvres»
se précisent au PS

 

Par Stéphane Alliès
MEDIAPART - 30/07/08

«Franchement, je ne vais pas pouvoir vous aider. J'ai oublié mon
GPS dans ma voiture ?» Avec son sens de l'humour habituel, le
fabiusien Guillaume Bachelay botte en touche, quand on lui de-
mande son sentiment sur les mouvements récents entre ténors du
PS, à un peu plus de trois mois du congrès de Reims (14-16 no-
vembre). Ces derniers jours, on assiste ainsi à des rapprochements
stratégiques entre prétendants à la succession de François Hol-
lande à la tête du parti.
Au lendemain d'une tribune appelant au rassemblement signée
lundi par de nombreux proches de François Hollande, Pierre Mos-
covici et Martine Aubry ont rendu public leur rapprochement.
Dans la continuité de l'initiative des "reconstructeurs", cette al-
liance pourrait également s'ouvrir aux "régionaux" de "la ligne
claire" (Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse),
avec qui Moscovici s'est déjà rapproché. Mercredi enfin, Fran-
çois Rebsamen, n◦ 2 du parti proche de Ségolène Royal, appelle
à une «motion commune» de la candidate socialiste à la dernière
présidentielle et de François Hollande et ses proches.
Pour tenter d'y voir plus clair sur le paysage socialiste d'avant-
congrès, à un mois de l'université d'été de La Rochelle et à six
semaines du dépôt des motions (les textes d'orientations sur les-
quels devront se prononcer les militants), Mediapart fait le point
de la situation avec les représentants des différentes sensibilités
du PS, tous pressés de partir en vacances avant d'entrer de plain-
pied dans la dernière ligne droite de leur congrès.

Vers un nouvel axe majoritaire ?

L'annonce d'une motion commune entre Moscovici et Aubry se
veut «le cœur d'une nouvelle majorité» , aux dires de l'actuel se-
crétaire national aux relations internationales. Comprenant éga-
lement les proches d'Arnaud Montebourg et l'ancienne garde
des Sceaux Marylise Lebranchu, elle devrait aussi s'étendre à
la "ligne claire". Selon le député du Doubs, «Collomb et Gué-
rini sont plus que jamais avec nous, et nous allons continuer à
discuter avec Bertrand Delanoë» . Pour Jean-Christophe Camba-
délis, autre lieutenant de Dominique Strauss-Kahn et promoteur
de l'initiative des reconstructeurs, «il fallait rassembler les plus
proches avant les vacances, afin de créer la dynamique d'une
nouvelle coordination et en finir avec le surplace ambiant» .
Quid des proches de Laurent Fabius dans cet attelage ? Le séna-
teur Henri Weber estime que «les fabiusiens continuent à creuser
leur sillon» et, comme Cambadélis, semble persuadé que Ber-
trand Delanoë partira seul, peut-être soutenu par François Hol-
lande et ses proches. Selon Weber, ils se sont assurés «que Mar-
tine Aubry voulait y aller, et nous l'appuyons. Elle a le "permis
de conduire Solférino" et est au centre de gravité de la gauche ?»
Les ambitions de Moscovici ne lui semblent pas rédhibitoires :
«Son malheur est que Martine veut y aller. Mais il ressortira ga-
gnant de toute façon de ce congrès. On est dans du billard à
quatre bandes, avec un cercle très étroit de présidentiables. Et
Pierre aura quand même réussi à intégrer le cercle un peu moins
étroit mais étroit quand même des "premiers secrétarisables"» .
Si la "ligne claire" confirme son alliance avec le ticket Mos-
covici/Aubry, ce dernier serait soutenu au congrès par les trois
grosses fédérations du parti (Bouches-du-Rhône, Nord et Pas-de-
Calais). Le premier secrétaire de la fédération du Nord, Gilles
Pargneaux, confirme ainsi que «Serge Janquin ["patron de la fé-
dé" du Pas-de-Calais] et moi-même sommes partie prenante de
ce processus visant à nous donner la place centrale du congrès,
aux côtés de Martine Aubry» . La présence de Pierre Mauroy,
Bernard Roman et Bernard Derosiers (grandes figures du PS du
Nord) parmi les signataires de la tribune dans Libération , «n'est
pas une position de défiance à l'égard de Martine» , assure Par-
gneaux, qui dit en avoir «discuté avec Pierre Mauroy, et il lui
réaffirme son soutien plein et entier» .
Toutefois, du côté de la "ligne claire", on affirme que «les discus-
sions continuent avec Pierre Moscovici, de notre côté. Cela ne
veut pas dire que nous avons rejoint Martine Aubry» . En clair,
d'accord pour rouler ensemble, si c'est Moscovici le candidat
au premier secrétariat. Une question qui n'est volontairement pas
tranchée par les deux protagonistes.

Une quadrangulaire au congrès ?

Dans cette affaire, si l'on suit la prédiction de Jean-
Christophe Cambadélis («On se dirige vers une quadrangulaire
Delanoë/Royal/Aubry/Hamon-Emmanuelli» ), la gauche du parti
se retrouve à nouveau marginalisée, après avoir longtemps trouvé
«doux les mots de Martine Aubry à (leurs) oreilles» . En va-
cances, Benoît Hamon semble découvrir avec Mediapart le rap-
prochement Moscovici/Aubry. Et il ne cache pas son amertume :
«Avec Henri Emmanuelli, on avait cru à une démarche de travail
possible, et je l'apprends comme ça. Martine veut le beurre et
l'argent du beurre. Elle n'avait qu'à rester au milieu du jeu, sans
chercher à faire alliance avec la gauche ou la droite du parti. Et
là, elle fait comme les autres, en cherchant un agrégat de forces
potentielles sans remettre en cause la ligne politique.»
Pour le député européen chef de file de Reconquêtes, «le discours
de Moscovici, avec qui je n'ai aucun problème personnel, est in-
compatible avec le nôtre». Et d'avertir : «La conséquence de tout
cela est que nous ne ferons pas congrès commun. Dans ce type de
congrès, la gauche du parti peut faire jusqu'à 20%. On ne va pas
aider à faire gagner la droite du parti. Déjà qu'on voit se créer
un courant sarkozyste dans le PS ?», soupire-t-il, en faisant allu-
sion à la récente tribune publiée dans le Monde par quatre députés
socialistes appelant à en finir avec l'antisarkozysme primaire.
Pour Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, «il ne faut
pas oublier qu'à la fin, ce sont les militants qui décideront. Ces
variations de tactiques ressemblent surtout à des combinaisons
d'appareil qui n'ont qu'un seul objectif : créer une force suffi-
sante et se partager les postes» . D'après l'ancien secrétaire de
l'Elysée et porte-parole de la candidate socialiste lors de la der-
nière élection présidentielle, «entre les revirements de Moscovici,
les différentes strates de "reconstructeurs" ou la rencontre Au-
bry/Delanoë à Lille, on assiste à des géométries très fluctuantes.
Je pense qu'il vaut mieux laisser passer l'été, et nous verrons bien
au moment du dépôt de motions [20 septembre] qui est avec qui»
.
Quant à François Hollande, ses proches ont signé lundi dans Libé-
ration un appel au rassemblement, dans la continuité des "grosses
motions majoritaires" dont le premier secrétaire sortant s'était fait
un expert onze ans durant. Peut-il encore influer sur le congrès ?
Selon Jean-Christophe Cambadélis, «il peut soit aider Delanoë,
ce qui est possible mais pas encore probable. Soit rester en-
dehors après ce dernier baroud d'honneur unitaire» .
Selon Gilles Pargneaux, pourtant proche dans le passé du premier
secrétaire, «François Hollande ne peut pas être le faiseur de roi et
n'est plus en situation de construire une motion majoritaire. Qu'il
soit avec nous et ses amis à l'intérieur de celle-ci serait normal,
mais le parti a besoin d'ouvrir un nouveau cycle et de changer de
gouvernance» . Le fabiusien Guillaume Bachelay constate de son
côté que «la direction sortante s'accroche à Solférino comme une
moule à son rocher. Or, il nous faut une nouvelle direction et une
nouvelle orientation» .
Enfin, Pierre Moscovici appelle à «en finir avec le statu-quo et
rechercher une grande majorité nouvelle, autour du tryptique sui-
vant : une ambition réformiste, un parti au travail sans ambition
présidentielle et le choix d'une primaire présidentielle ouverte»
. Faute de désaccords profonds sur le fond, ce dernier sujet est
d'ailleurs en passe de devenir un enjeu du congrès. Alors que
Jean-Louis Bianco rétropédale sur cette question (lire notre ar-
ticle sur le sujet en cliquant ici), François Rebsamen appelle lui
clairement à une fusion des contributions Royal et Hollande. Mer-
credi, le "chargé de l'appareil" dans l'entreprise ségoléniste et ac-
tuel n◦ 2 du PS, déclare ainsi à l'AFP que des «initiatives seront
prises avant le 1er septembre» et souhaite aussi le rassemblement
avec la "ligne claire" et Bertrand Delanoë. La recomposition se
poursuit donc dans le parti, mais ses contours restent encore in-
certains.
- Publié dans : Parti socialiste
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Mercredi 30 juillet 2008

Le maire de Dijon, proche à la fois du premier secrétaire sortant et de Ségolène Royal dont il a signé la contribution et dont il avait codirigé la campagne présidentielle, a déclaré à l'AFP: "Je voudrais les appeler à travailler ensemble à l'élaboration d'un motion commune."

"Une convergence de positions apparaît au travers de faits précis: opposition franche à Nicolas Sarkozy, cohérence du PS, respect du vote des militants", affirme M. Rebsamen.

Il souligne "une convergence politique qui doit les obliger à travailler ensemble à l'élaboration d'une motion commune". Des "initiatives seront prises avant le 1er septembre", assure-t-il.

Les journées d'été du PS à La Rochelle ont lieu du 29 au 31 août.

Il s'agit de faire "cela par étapes", selon M. Rebsamen qui n'écarte "absolument pas l'idée que d'autres puissent (les) rejoindre".

Il déclare ainsi que les barons régionaux Jean-Noël Guerini et Gérard Collomb, signataires de la contribution "la Ligne claire", "ont leur place avec nous", "et puis aussi Bertrand Delanoë", favori pour la succession de François Hollande, qui porte sa propre contribution.

L'entourage de François Hollande a eu des "contacts" avec un proche du maire de Paris, l'ancien ministre Daniel Vaillant, souligne-t-il.

M. Rebsamen veut proposer aux responsables de la contribution Hollande et à ceux du texte Royal de se rencontrer pour travailler ensemble, "même sans" les principaux intéressés, ex-compagnons séparés depuis 2007.

"Je considère qu'il n'y a aucune raison - à part des raisons personnelles que je souhaite évacuer - empêchant des responsables des deux côtés de se rassembler", dit-il.

"Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise", insiste M. Rebsamen.

- Publié dans : Presse
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Mardi 29 juillet 2008

 

Nous serons courts. La gauche ne doit pas s'abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s'opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.

Fallait-il s'associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n'a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l'adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d'en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée. La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l'attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu'une majorité applaudira le président lorsqu'il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement. Il n'a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d'amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées ! La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l'image d'un jeu d'échecs, on prend à son adversaire. D'emblée, c'est une stratégie de contournement des partis institués de l'opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.

Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu'on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D'où le verrouillage bien compris du Sénat.

Nous disons à nos amis qui s'interrogent sur la bienséance de l'opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s'excuser lorsque l'on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s'esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.

La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu'ils consentent aux règles du jeu qu'elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.

En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l'inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les "importants" et les "puissants". Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l'éducation, cadres pressurés par l'augmentation du forfait jours, accords d'entreprises d'autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d'être enfin raisonnables... Quelle fraternité peut-on espérer d'une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l'avenir quand tout semble joué et que les réseaux d'influence et de cooptation l'emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n'est que le début. C'est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu'une autre politique est possible.

La politique d'un tel pouvoir ne se divise ni ne s'épluche comme les quartiers ou la peau d'une orange. Elle est un bloc. C'est d'ailleurs ainsi qu'elle se présente et qu'elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste. Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue. Nous nous opposerons d'autant plus fermement que nous proposerons d'autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l'après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République. Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n'est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme. En matière de convictions, la fermeté n'est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd'hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c'est elle aussi qui nous sera demandée en 2012. Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l'unité et au courage.

 


David Assouline (sénateur PS, Paris), Delphine Batho (députée PS, Deux-Sèvres), Dominique Bertinoti (maire du 4e arr. de Paris), Jean-Louis Bianco (député PS, Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée PS, Moselle), Guillaume Garot (député PS, Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat), Vincent Peillon (député européen).

- Publié dans : Communiqués de presse
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Lundi 28 juillet 2008

Une quarantaine de personnalités socialistes publient une tribune commune

Une quarantaine de personnalités socialistes -députés, sénateurs, maires, présidents de conseils généraux- qui avaient signé des contributions différentes en vue du congrès du PS, ont publié lundi une tribune commune "Pour un parti socialiste, cohérent et solidaire".

Parue dans Libération, cette tribune regroupe plusieurs proches de François Hollande (non signataire), comme Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes qui avait présenté une contribution personnelle.


Autres signataires, Julien Dray, député de l'Essonne, ou l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy.


"Issus de plusieurs contributions différentes", ces personnalités ont "constaté que les différences qui peuvent exister entre (leurs) textes respectifs sont minces". "Plutôt que cultiver les différences, mieux vaut faire le constat de nos convergences", expliquent-elles. Concernant la désignation du candidat du PS à la présidentielle de 2012, elles estiment "avec force que les militants du PS doivent rester les seuls dépositaires, par leur vote, de ce choix".


"Il y a donc urgence, pour nous socialistes, à agir pour que notre congrès soit une réussite qui nous permette d'être utiles aux Français, nous renforce et renforce la gauche", ajoutent ces responsables PS.


Source : AFP
- Publié dans : Presse
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Dimanche 27 juillet 2008
- Publié dans : vidéos
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Vendredi 25 juillet 2008

Faute d’avoir analysé les discours sexistes pendant la campagne des présidentielles, sommes-nous condamnés à les revoir en permanence revenir impunément ?

Il peut y avoir un débat sur l’usage que fait stratégiquement Ségolène Royal des cambriolages dont elle a été victime. Il y aurait un sujet d’enquête sur le retour de la surveillance des militants politiques, de la filature d’Olivier Besancenot à la création du fichier EDVIGE. Ces questions sont légitimes dans le débat démocratique. En revanche, on devrait s’inquiéter des arguments qui ont répondu aux déclarations de Ségolène Royal sur la libération d’Ingrid Bétancourt et sur la mise en cause du « Clan Sarkozy » dans le cambriolage de son appartement. Ces déclarations, s’attaquent-elles à ce qu’elle dit ou fait comme cela est légitime dans le débat démocratique ? Ou une fois de plus ces déclarations ne développent-elles pas des motifs d’arguments qui la réduisent à son sexe, à un « la-femme » pour reprendre le concept de Monique Wittig, à un « quelque chose au fond d’elle-même » qui ne lui autoriserait pas ses ambitions ?

“raison-enfant”

Le premier motif est celui de la « raison-enfant ». La femme n’a qu’une raison inachevée, incomplète, elle a beau être adulte, elle est toujours enfant. Ses frères et ses pères seront toujours ses parents et non ses égaux. Elle est sous tutelle et ferait bien d’écouter les grands. Elle est selon Laurent Wauquiez « la sophie des malheurs de Sophie », dont on se souvient qu’il lui arrive les pires malheurs parce qu’elle ne fait pas ce que lui recommandent les adultes. De même, selon François Fillon, avant de faire des déclarations sur la libération d’Ingrid Bétancourt, « elle aurait dû écouter François Hollande qui s’est comporté plus en homme d’Etat », tandis qu’elle, « était comme une petite fille dans une cour de récréation ». Voilà donc où mène de ne plus avoir d’homme dans sa vie pour guider sa raison restée enfantine… L’histoire récente des femmes est celle de cette tenue en enfance, en minorité. Le code de 1804 fait de la femme une mineure à vie. Les femmes doivent attendre 1945 pour obtenir le droit de vote, une partie de la gauche pensant que leur vote se ferait sous la domination de leurs maris ou des prêtres. Il faut attendre 1965 pour qu’une femme mariée puisse ouvrir seule un compte en banque. Aujourd’hui, dans les débats sur la prostitution ou le voile, combien de femmes voient leur parole délégitimée par ce thème de l’homme, du maque, du mari ou du grand frère qui serait le maître-adulte de leur raison-enfant ? Beaucoup d’hommes aimeraient d’ailleurs bien qu’il en soit ainsi. Ne prête-t-on pas à Sarkozy cette formule : « «Surtout qu’on me la garde et qu’on ne la change pas. C’est une opposante qui me va très bien » ? Enfant, poupée ou chien de compagnie ?
Il faut souligner combien cette image de l’enfant dans la cour de récréation, qui peut être utilisée sans désapprobation à propos d’une femme, est à ce point inacceptable pour un homme qu’elle aurait coûté sa place à PPDA…

Les pertes

Le second motif est celui de la « raison-nature »/ « raison-corps ». La femme - comme les noirs, les arabes, les jeunes de banlieues - a une parole de « sauvage », c’est à dire comme le rappelait Levi Strauss dans « Race et histoire », une parole qui l’a fait ressortir de la nature, des bruits de la nature, des animaux et non de la raison. Est « bruit », tout ce qui n’est pas « ma » façon de penser, base qu’il donne à sa définition de l’ethnocentrisme. A ce titre, la déclaration de Frédéric Lefebvre, l’un des porte-parole de l’UMP, est doublement intéressante. Pour lui, « la gravité des accusations proférées par Mme Royal est le signe qu’elle perd ses nerfs ». Le thème de la « perte » mériterait un long développement que pourraient abondamment illustrer les anthropologues. Dans les lois de l’Ancien Testament, la femme est forcément réduite à un état mineur en raison de ses pertes, de ses menstruations. Ses règles en font un être marqué par l’impureté et donc par l’incapacité de se rapprocher de la sainteté, au sens de l’incapacité à se rapprocher de Dieu. D’où l’interdiction de se rapprocher du Saint des saints, le lieu central du temple. D’où les nombreux versets sur l’impureté de la femme dans le Lévitique. Tout ce qu’elle touche devient impur, et toute personne qui touche ce qu’elle a touché le devient aussi.

Cette importance donnée aux pertes fait d’elle un être marqué par le manque, l’incomplétude. Les règles ne sont-elles pas le signal biologique qu’elle vient de « manquer » l’occasion d’une grossesse, qu’elle n’a donc pas profité de l’occasion de réaliser ce qui pourrait la rendre plus complète et vraiment « femme » : être mère ? Marie, fille pré-pubère, peut toucher la sainteté puisqu’elle est mère sans avoir connue les menstruations et le rester puisqu’elle n’aurait selon la lecture catholique - contre l’évidence du texte biblique - pas eu d’autre enfant…
Dans les sociétés traditionnelles, les règles d’isolement des femmes permettaient de repérer les moments où elles étaient contagieuses dans leur impureté. Mais aujourd’hui ? Plus rien ne venant marquer ce moment spécial, ne sont-elles pas soupçonnées d’être en permanence susceptibles de rendre impur ce qu’elles touchent ? Comment dans ces conditions accepter qu’elles rentrent dans les nouveaux saints des saints de l’économie, des médias ou de la politique, au risque de les rendre impurs et intouchables par ceux qui en sont les légitimes propriétaires : les hommes…

“Raison nerfs”

Pour Frédéric Lefebvre, ce que Mme Royal a perdu ce sont « ses nerfs ». Le bon sens ne brode-t-il pas justement sur ce moment des règles qui serait celui où la femme n’est que « nerfs », « énervement », où elle « a ses nerfs » ? Et si elle « avait ses nerfs » au moment d’appuyer sur le feu nucléaire ?
Cela nous rappelle que tout ces motifs d’une raison prisonnière de l’enfance, de la nature, du corps, renvoient au motif plus général de « l’hystérisation du corps des femmes » développé par Michel Foucault dans le premier tome de son « Histoire de la sexualité » comme « un des quatre grands ensemble stratégique qui développent à propos du sexe des dispositifs spécifiques de savoir et de pouvoir », les trois autres motifs étant la pédagogisation du sexe de l’enfant, la socialisation des conduites procréatives et la psychiatrisation du plaisir pervers. La femme est hystérisée en ce qu’elle est toute entière, selon Foucault, « qualifiée et disqualifiée » par son utérus, « corps intégralement saturé de sexualité ». La femme doit assurer la fécondité régulée du corps social, elle représente l’élément substantiel et fonctionnel de l’espace familial et a la responsabilité des enfants. Cet ensemble stratégique de l’hystérisation du corps des femmes a comme forme la plus visible « la mère » et une « image négative » : la « femme nerveuse ».
La raison-nature, raison-corps, raison-utérus, raison-nerfs est forcément le contraire de l’âme, de l’intelligence, et donc la négation de la raison-raisonnante, raison-adulte, raison-intelligence… raison-mâle. Prisonnière de sa raison-enfance ou de sa raison-corps, de sa raison-nerf, la femme n’a aucune légitimité à agir dans un système démocratique qui se veut régulé par la raison-raisonnante, l’échange d’arguments rationnels, la défense de l’intérêt général. Elle n’a pas la raison pour y agir, et cela se voit en particulier quand elle y échoue, quand elle fait des erreurs. Mettant en lien les dernières déclarations de Ségolène Royal avec son échec à la présidentielles, Jean-Pierre Raffarin se fait spécialiste des nerfs et déclare que « finalement le fait qu’elle ne s’est pas montrée à la dimension de l’enjeu, font qu’aujourd’hui il s’agit d’une personnalité politique fragile ».

Pas le droit à l’erreur

Mais il ne s’agit pas d’erreur.Une femme politique n’a pas droit à l’erreur. Des erreurs sont des mauvais choix, des choix produits d’un raisonnement. Ségolène Royal - ou Roselyne Bachelot - ne fait pas des erreurs mais des « bourdes », des « gaffes », termes qui renvoient à l’impensé, à la spontanéité, à l’immédiateté des nerfs qui parlent. Etre gaffeur n’est pas une pratique, un ensemble d’actes pouvant être soumis à la discussion publique. On fait des erreurs, on fait des gaffes, mais au fond on « est » gaffeur. Deleuze soulignait qu’il y avait des personnages qui sont à la mesure des concepts : à cet égard Gaston Lagaffe est à la mesure de la gaffe. Quand Libération titre « la gaffitude », il est fait référence à la « bravitude » évoquée par Ségolène Royal en Chine, cependant on pense moins à « la gaffe attitude » qui aurait pu renvoyer à une stratégie pensée et discutable qu’à une «lagaffitude » qui renvoie à une nature, une « lagaffité ».

“En tant que mère”

De son côté, Ségolène Royal ne prête-t-elle pas le flanc au développement de ces motifs sexistes ? Ne continue-t-elle pas aujourd’hui une double stratégie perdante débutée pendant sa campagne ?
On se souvient du premier motif de délégitimation qui lui fut opposé : celui de la femme au foyer. Après qu’elle eut déclaré qu’elle pourrait être candidate à la présidentielle 2007, Laurent Fabius s’était demandé : « Qui va garder les enfants ? ». La réponse à ces propos machistes fut double : une réprobation générale et une récupération stratégique. Face au piège d’être réduite à une « mère » et une « femme au foyer », contrairement à une attitude féministe classique qui aurait consisté à le récuser purement et simplement en sachant que cela reviendrait forcément, elle a choisi de l’utiliser. Ségolène Royal usa et abusa pendant toute sa campagne du motif du « en tant que mère », et continue aujourd’hui à le développer quand elle insiste sur la venue de ses enfants juste avant et juste après le cambriolage, quand elle se présente comme une « femme avec foyer » en mettant en avant son appartement familial. Cette tentative de récupération est-elle opérationnelle pour mettre hors-service le motif ? Cela suffit-il à mettre hors-service les autres motifs sexistes ? On peut en douter. Cela pourrait être une stratégie de retournement de la honte en fierté, comme l’ont fait dans l’histoire les « protestants », les « nègres », les « pédés », les « indigènes ». Cela aurait pu être une stratégie de déplacement de l’insulte dans un autre contexte pour en retourner le sens contre l’oppresseur, à la manière de ce que préconise Judith Butler pour les insultes sexistes ou homophobes. La stratégie de récupération de Ségolène Royal ne l’a-t-elle pas au contraire enfermée dans un motif trop puissant pour être retourné, au mois le temps d’une campagne ? Comme le faisait remarquer Cécile Daumas dans « Qui a peur du deuxième sexe ? » (Tapage, Hachettes, 2007), cela n’a-t-il pas au contraire entretenu ce motif ? Ce motif présent dans son discours n’a-t-il pas représenté une porte ouverte, voire donné une légitimité à tous les autres motifs sexistes autrement plus ancrés dans le dispositif discursif de la sexualité ? Empêchés d’utiliser le motif de la mère, mais légitimés dans l’usage d’une thématique sexiste, les adversaires de Ségolène Royal se sont repliés sur le double négatif de la femme nerveuse.

Faire clivage

Surtout, cette récupération stratégique de son sexe n’a-t-elle pas échoué en raison d’une deuxième erreur stratégique : Ségolène Royal en a fait un motif de son vocabulaire, de « communication », sans en avoir fait un vrai thème de débat et de clivage politique. A contrario, l’une des forces d’Obama ne fut-elle pas de donner à la question du clivage racial, au moins dans un premier temps, une place centrale dans le débat politique ? Son histoire personnelle, la minorité à laquelle il pouvait être renvoyée, l’inconfort de sa position de métis, son illégitimité de noir issu de l’immigration et non de l’esclavage, étaient des pièges potentiels qui sont devenus des arguments de sincérité, de vécu, d’expérience à l’appui de ses arguments politiques. En battant ses adversaires sur cette question du clivage racial, il a gagné la légitimité de développer d’autres thèmes en limitant les risques d’être en permanence ramené au premier.
Ségolène Royal sera-t-elle suffisamment féministe pour faire avec le clivage sexuel ce que Obama a réalisé sur la question du clivage racial ? Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons commencer à rentrer dans ce qu’Eric Fassin, nomme la « démocratie sexuelle », où la question sexuelle passera enfin de l’implicite de la petite phrase machiste à l’explicite du conflit politique.

Stéphane Lavignotte

Stéphane Lavignotte est pasteur et théologien. Derniers ouvrages parus : « Au-delà du lesbien et du mâle, la théologie queer de subversion des identités chez Elizabeth Stuart », préface d’Eric Fassin, Van Dieren 2008 et « Vivre Egaux et différents », L’atelier, 2008.

Source : Médiapart

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Vendredi 25 juillet 2008
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Jeudi 24 juillet 2008

La réforme des institutions a été adoptée hier par le Congrès réuni à Versailles.

Ce n’est pas la victoire de la démocratie, c’est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés.

C’est Robert Badinter, l’ancien président du Conseil constitutionnel, qui a le mieux exposé les raisons de ne pas voter ce texte et souligné l’occasion perdue de mettre fin à la « monocratie » qui caractérise aujourd’hui notre régime.

Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, on constate la mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Où est le mandat unique qui permettrait au Parlement d’être plus représentatif de la société française ? Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'État d'être plus efficace.

Certains reprochent à la gauche d’être dans une « opposition pavlovienne ». Mais c’est la droite qui conduit une politique dure, dogmatique, brutale et cela, de façon systématique ! C’est le régime du mépris généralisé, comme je le disais dans une interview au Parisien.

Alors non, il n’était pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques. Un seul socialiste a voté en faveur de la réforme. Comme par hasard, celui-là même qui m’a violemment attaquée quand je me contentais de dire la vérité sur Nicolas Sarkozy. Saura-t-on le prix payé pour ce vote ? Quelle dépendance et pourquoi ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût. Bravo, en tous cas, aux élus radicaux qui ont résisté à la pression.

Question plus importante : qui, pendant ce temps-là, se soucie de la vie quotidienne des Français, sur laquelle cette réforme institutionnelle n’aura aucun effet ? Cet été, ils vont passer moins de temps en vacances que l’an dernier et sont déjà préoccupés par les factures de la rentrée.

À ce sujet, je retiens deux faits marquants dans l’actualité. L’insee nous apprend que le nombre de Français pauvres a encore augmenté. Ce sont aujourd’hui 7,9 millions de personnes qui gagnent moins de 880 euros par mois. Presque 14 % de la population. C’est énorme et inquiétant.

À l’autre bout de la chaîne, les plus riches voient leurs revenus augmenter sans arrêt. Le nombre d’assujettis à l’impôt sur la fortune est maintenant de 548 000 foyers. Mais, comble du comble, les recettes que l’impôt sur la fortune apporte à l’État ont baissé de presque 6 % par rapport à l’an dernier. Les avantages fiscaux accordés par la droite aux plus riches portent leurs fruits. Au détriment de tous les autres…

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, ne baissons pas les bras pour combattre ce système politique.

À bientôt,

Ségolène Royal

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Mardi 22 juillet 2008

PARIS (AFP) — Ségolène Royal a durement critiqué lundi les "pressions indignes" de Nicolas Sarkozy et la "trahison" de Jack Lang, sans le citer nommément, qui ont fait, selon elle, voter par le Parlement la réforme des institutions.

"Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP.

"Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût", ajoute Mme Royal, alors que le socialiste Jack Lang est le seul parlementaire socialiste à avoir voté la réforme.

"Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", ajoute Mme Royal, sans nommer celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale.

"A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste", ajoute Mme Royal qui brigue le poste de Premier secrétaire du PS.

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Lundi 21 juillet 2008

NOUVELOBS.COM | 21.07.2008 | 19:10

Sur les 906 parlementaires, 905 ont voté, dont 896 suffrages exprimés, ce qui établissait la majorité requise à 538 voix. Le camp des oui a obtenu 539 voix et celui des non, 357. Pour Nicolas Sarkozy, c'est "la démocratie qui a gagné".

 

  L'hémicycle où Sénat et Assemblée nationale se réunissent en Congrès, au château de Versailles. (Reuters).

 

 

Le Parlement réuni en Congrès à Versailles a adopté lundi 21 juillet la réforme des institutions par 539 voix contre 357, soit une seule voix de plus que la majorité requise des 3/5èmes des suffrages exprimés.

Sur les 906 parlementaires, 905 ont voté, dont 896 suffrages exprimés, ce qui établissait la majorité requise à 538 voix. Le camp des oui a obtenu 539 voix et celui des non, 357.
Un "oh" de surprise a accueilli ce résultat dans l'hémicycle de l'aile du Midi du Château de Versailles avant que les élus de la majorité se lèvent et applaudissent.
"Merde, c'est pas vrai !", s'est exclamé un membre du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Nicolas Sarkozy a immédiatement exprimé sa "joie" depuis Dublin, estimant que "c'est la démocratie qui a gagné".

Le vote se déroulait par bulletin électronique dans les salons situés à proximité de l'hémicycle. Le scrutin s'annonçait tellement serré que le bureau du Congrès avait également décidé un décompte manuel des bulletins, en plus du comptage électronique, afin d'éviter toute contestation.

La réforme modifie ou crée 47 articles dans la Constitution. Elle permet notamment au chef de l'Etat de venir s'exprimer devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles. Elle limite par ailleurs à deux les mandats du président de la République, encadre davantage l'usage de l'article 49-3 (adoption sans vote d'un projet de loi), permet au Parlement de mieux contrôler son ordre du jour ou de mettre son veto à certaines nominations présidentielles.

Copé : "J'ai besoin de vous"

En ouvrant les débats à Versailles, François Fillon avait invité "ceux qui hésitent à ne pas gâcher cette occasion" de réformer les institutions. "Soit le renouveau, soit le statu quo: voilà l'alternative et tout le reste n'est que littérature".
Le chef du gouvernement avait appelé les parlementaires "à un esprit de responsabilité", car "chaque voix comptera" et "dessinera le visage de notre démocratie pour plusieurs décennies". "Peut-on espérer que les enjeux de ce Congrès ne soient pas occultés par ceux d'un autre congrès?", avait-il lancé dans une allusion au congrès du Parti socialiste.
"J'ai besoin de vous", avait lancé de son côté le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé aux parlementaires de la majorité.

"Monocratie"

Le député socialiste Arnaud Montebourg avait dénoncé à la tribune une réforme qui "institutionnalise dangereusement une forme nouvelle de monocratie" et qui représente "un accélérateur de puissance pour le pouvoir".
Il s'en était pris au président Nicolas Sarkozy, "incapable de bâtir le consensus, préférant jouer à la loterie une réforme aussi importante" et "user d'expédients déshonorants" pour convaincre les parlementaires de sa majorité. "Faire passer une réforme à coups de règle sur les doigts n'est-elle pas la preuve de son caractère contestable?", avait-il lancé.

Baylet défend la décision des radicaux

Dans une ambiance houleuse, Jean-Michel Baylet avait défendu la décision des radicaux de gauche de voter en faveur de cette réforme, défendant "un choix libre, opéré en conscience" et "à mille lieux des spéculations que certains ont cru pouvoir nous prêter". Les radicaux de gauche sont accusés d'approuver la réforme en échange de la promesse par Nicolas Sarkozy d'un abaissement à 15 du seuil de constitution d'un groupe politique à l'Assemblée nationale.
"Il n'y aura pas demain de plan B pour la réforme institutionnelle", avait plaidé le député François Sauvadet pour le Nouveau centre. "Je ne comprends pas la logique de ceux qui critiquent jour après jour l'hyper-présidentialisation du régime et qui se refusent aujourd'hui à voter un rééquilibrage de nos institutions en faveur du Parlement".
Les responsables de la majorité, Nicolas Sarkozy en tête depuis Marrakech, avaient passé le week-end au téléphone pour convaincre les récalcitrants, n'hésitant pas à jouer la carte de la dramatisation pour réunir la majorité requise des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

"Faux suspens"

Hostile à la réforme jusque-là, le député UMP Gilles Bourdouleix avait ainsi annoncé à son arrivée à Versailles son intention de la voter, estimant qu'une victoire du "non" entraînerait "un affaiblissement du président de la République et de la France". Le député UMP Hervé Mariton avait également décidé de voter "oui", pour ne pas "provoquer une crise dans la majorité là-dessus". Et puis, "si je votais non, je risquais de ne plus être audible".
François Goulard (UMP), lui, entendait toujours voter "non". Il avait dénoncé "un faux suspens" et "une certaine mise en scène" à l'UMP. Nombre de détracteurs de cette réforme "se sont laissés convaincre au fil des heures", avait-il constaté. (avec AP)

- Publié dans : Réformes
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Se souvenir des belles choses

 Concert de la Fraternité
Samedi 27 septembre 2008 - 18h au Zénith de Paris

 

Qu'est-ce que le Concert pour la Fraternité?

« Pourquoi le Zénith le 27 septembre ? Il s'agit d'abord d'un engagement que j'avais pris après la campagne présidentielle pour remercier les électeurs et les artistes de leur mobilisation exceptionnelle. C'est une façon d'exprimer ma reconnaissance et de faire vivre l’esprit joyeux et populaire que fut le 1er mai 2007 de Charléty. Les élections législatives et municipales qui ont suivi n’ont pas permis d’organiser cet évènement plus tôt.

Pourquoi le 27 Septembre ? J'entends déjà les critiques et les commentaires simplistes. Sachez, chers amis, qu'à l'origine, je souhaitais que ce rassemblement ait lieu le 21 juin, le soir de la Fête de la musique. Il était hélas impossible de le faire ce jour là. Nous avons donc retenu la première date disponible du Zénith.

Avec Désirs d’avenir, nous avons toujours pensé que la dureté de la politique n’est pas une fatalité et que les moments de rencontres joyeuses et musicales sont indispensables, là où se mêlent l’aspect festif et la réflexion politique ou sociale, la joie et le sérieux.  Dans une France où la plupart des catégories sociales prennent chaque jour un nouveau coup sur la tête, les militants, les sympathisants et les citoyens veulent partager des moments où ils se retrouvent ensemble. Unis. »

Ségolène Royal


La Fraternité à son Zénith - Clip vidéo
La Fraternité à son Zénith - avant 1ère

Medley Rue 89
Concert de la Fraternité - extraits

DIscours de Ségolène Royal

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Si la gauche veut des idées



 
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