4. Une autre évaluation des élèves
L’éducation artistique et culturelle n’est pas notée ni sanctionnée de manière traditionnelle, afin de permettre une approche libérée des contraintes, un souffle dans le temps scolaire.
Elle fait l’objet d’une évaluation adaptée dans la progression de la pratique par l’équipe pédagogique.
Elle repose sur deux grands axes :
·
l’expérimentation dans un temps donné du processus de création et de la production artistiques : l’intention, le propos, l’élaboration du contenu et de la forme,
· l’éducation à la vie en société à travers l’échange, l’exposition au regard de l’autre, l’écoute des autres, favorisant le dialogue et la tolérance.
5. Une politique voulue, impulsée et financée par l’Etat et les collectivités territoriales
Les enseignements relatifs à l’art et la culture, les projets qui en découlent, différents selon les établissements, sont néanmoins inscrits dans un programme validé et reconnu par l’Etat (ministère de l’Education Nationale et le ministère de La Culture) et les collectivités territoriales.
L’impulsion et le financement de l’éducation artistique et culturelle à l’école relève de la responsabilité conjointe de l’Etat et des collectivités territoriales.
L’Etat intervient au niveau du financement des postes d’intervenants et de la formation continue des enseignants.
Les collectivités territoriales favorisent les moyens de mise en œuvre de l’éducation artistique et culturelle :
· gratuité de l’accès aux lieux d’exposition ou de représentation,
· gratuité des transports,
· prise en charge de personnels d’accompagnement.
Les partenaires de l’école (associations, parents) participent et accompagnent les projets.
Comme cela se fait dans certaines régions, les collectivités territoriales peuvent mettre en place au niveau des écoles, collèges et lycées, des budgets participatifs associant les enseignants et les élèves.
Enfin, si l’éducation artistique et culturelle et le soutien à la création et à l’emploi culturels constituent la pierre angulaire de notre contribution, le projet que nous devons avoir pour la culture doit aussi prendre en compte un certain nombre de propositions couvrant l’ensemble des champs culturels.
Il faut :
·
Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet,
dans les lieux publics notamment.
·
Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une
véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’Internet.
·
Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides
publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun.
· Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.
· Soutenir massivement les PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.
· Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinéma d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.
· Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.
· Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.
· Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.
·
Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le
cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.
· Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.
· Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort, indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.
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